Lorsque j’ai su que j’étais enceinte, la personne que j’ai appelé après mon compagnon fut Alice. N’étant pas en Limousin lors du 1er trimestre de ma grossesse, elle m’a guidée, de loin. Je savais que se serait elle qui ferait mon suivi et, dans la mesure du possible, qui nous accompagnerait lors de l’accouchement que je souhaitais « à la maison ».

 

      Le suivi a été paisible, rempli d’échanges et dépourvu de tous gestes médicaux invasifs et inutiles. J’ai aimé la façon dont Alice m’a expliqué l’accouchement, de façon très terre à terre : je me suis sentie moins dépourvu quand le moment est arrivé.

 

       Mais comme rien ne se passe comme prévu, je n’ai pas pu accoucher dans l’appartement que l’on nous avait prêté ! Trois semaines avant le terme, voilà que j’attrape, pour la première fois de ma vie, la grippe… En plus, le jour de mes RDV à la maternité, que j’ai dû annuler… Alice vient nous voir à la maison, j’avais beaucoup de fièvre et était très fatiguée. La fièvre avait déclenché les contractions.

     Nous avons pris la décision de partir à la maternité. Nous y somme arrivés dans la soirée : la sage-femme de garde connaissait Alice et a accepté qu’elle reste. Pour moi, c’était normal !

     

      Début de travail difficile, je craque et demande la péridurale. Sauf que l’anesthésiste de garde n’a jamais voulu descendre. Vous comprenez, « C’est trop facile d’arriver comme ça à la maternité ! » et « Elle n’avait qu’à prévoir ! ». Ce sont ses mots… Rien à faire.

     Mais Alice est restée, elle m’a guidée, a préservé notre intimité, baissé l’intensité de la lumière, a demandé un ballon… Même si cet accouchement n’était pas ce que nous avions préparé, Alice a tout fait pour que ce moment s’en rapproche le plus possible.

      Finalement, je suis très heureuse que cet anesthésiste ne soit pas descendu. J’ai donné naissance à mon fils en puisant dans mes ressources de femme, en suivant le chemin que la nature a tracé et qu’Alice avait su éclairer.

 

     Après sa naissance, mon fils a reçu beaucoup de « soins » dont nous ne voulions pas mais c’était le protocole : antibiotiques dans les yeux en prévention, aspiration du contenu de l’estomac pour analyse, prise de sang pour contrôler la glycémie (Cinq en tout, sur les mains et les pieds + les ecchymoses qui vont avec). Peu de temps en peau à peau avec moi et ça n’a même pas été proposé à son papa... Tout ceci était une des raisons de notre choix d’accueillir notre enfant à la maison.

     Notre anesthésiste a encore fait des siennes en refusant à nouveau de descendre : j’avais besoin de points de suture et avais refusé que ce soit fait sans anesthésie. Le médecin a donc du attendre le changement de garde, que le nouvel anesthésiste arrive. J’ai enfin eu une anesthésie (Avec quelques commentaires au passage) et le médecin m’a « gentiment » suggéré de demander, au prochain accouchement s’il y a, une épisiotomie d’office…

 

     Je sais que j’ai eu beaucoup de chance : la majorité des femmes qui accouchent en milieu hospitalier n’ont pas une « Alice » à leurs côtés pour les guider et les protéger de toutes les invasions que l’on subit à la maternité.

 

      Je sais que si je devais avoir un autre enfant, je n’hésiterai pas à préparer ce nouvel accouchement à la maison, en espérant que cette fois-ci, nous y resterions !

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Lucie de Royer 

Lieu dit Peyrusse

23430 Chatelus-le-Marcheix 

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